Mon parcours à Epitech Afrique n'a pas été de tout repos. Plusieurs pour qui les choses furent accessibles dès le premier contact ne seraient peut-être pas d'accord, mais c'est ici mon parcours et il ne reflète point celui d'un autre. J'entrai à Epitech en septembre 2023.
Venant d'un parcours littéraire, ma piscine C en première année m'a semblé une mer à siroter, tant les exercices devenaient pénibles, à mesure que les jours avançaient. J'ai été au contact de quelqu'un qui criait son abandon prochain, mais ce n'était point pour moi une option, quand bien même je ne voyais rien. Si j'ai pu maitriser cahin-caha les boucles, les pointeurs ont tenté de m'achever. Mais terrassé ? J'étais déjà à l'article de la mort quand je tentai un dernier sursaut d'orgueil.
Ces projets que j'ai développés dans l'ombre et l'incertitude
13 jours après, la piscine C avait connu son épilogue. Le projet Printf est arrivé à juste titre et m'a permis de consolider quelques acquis que j'avais de la piscine. J'ai cru que les choses allaient évoluer ainsi et que je venais de prendre le langage C par les cornes. Mais hélas, il avait encore d'autres tours subliminaux et ne jouait qu'à l'apprenti prestidigitateur jusque-là.
Des premiers projets auxquels je fis face, Setting Up est celui qui me ramena près de la potence. Il fallait trouver le carré parfait dans une variété de fichiers avec des points. Chacun de ces fichiers avait ses erreurs que l'on se devait de gérer convenablement. Malgré toute la bonne volonté qui fut mienne, je ne vis la lumière que le matin du rendu. J'acceptai mon sort et jurai de ne plus me laisser faire.
Mais cette résolution ne suffisait pas : je manquais encore de bases approfondies. Les projets Organized et My_ls vinrent me le rappeler implacablement. Et c'était bien cela une bonne chose, car ils me poussèrent à la recherche. Je passais mes nuits alors à piller des sites, à fouiner dans les dépôts GitHub et à lorgner les petits succès sur StackOverflow.
Et comme s'accroche un solitaire dans le Sahara à une oasis après des jours d'errances sans eau et à l'article de la mort, j'accueillis favorablement My_Hunter, premier projet du module graphique. Avec lui, je découvris les passages par adresse, je le maitrisai et le pris comme une première victoire. Le projet Radar m'apporta une autre sur les listes chaînées que je finis de soumettre à ma volonté. Secured, que je fis avec Rakib SOBABE, fut un dessert. Et je conclus le semestre 1.
Semestre 2 : confirmation et projection sur l'avenir
Lorsqu'arriva le semestre 2, je sentis que j'avais déjà les bases. Et c'était vrai, mais pouvais-je déjà penser de manière analytique et constructive tel un architecte qui entreverrait déjà le Pentagone ou la tour Eiffel avant qu'ils eussent sorti de terre durablement ? Malheureusement, non ! Je commençai donc le semestre 2 broyant du noir et sirotant du chagrin. Mais dans tous ces épisodes, je gardais espoir, car j'étais conscient qu'il ne trompe point. Ma routine dans ces moments d'incertitudes, c'était d'aller lire les README GitHub des étudiants d'Epitech qui furent autrefois en première année. Certains y relataient leurs souffrances. Après, j'allais sur LinkedIn pour admirer ce qu'ils sont devenus et je concluais toujours :
Le meilleur reste à venir. L'espoir ne trompe point !
L'émulation jouait aussi ses cartes, puisque je pouvais témoigner de la chute et de l'évolution des camarades Aïmane Alassane, AMOUZOUN Jordan et Rakib SOBABE.
Je passai heureusement un cap sur le projet Robot_Factory. Presque abandonné par mon binôme sur ledit projet, je dus troquer mon sommeil contre la productivité et cela me fut imputé à raison, puisque le C devint un ami. Je pouvais dorénavant lui faire faire des tours et l'utiliser comme je le voulais. D'Amazed à Minishell, le pinceau jamais ne fut plus rebelle ; seule l'encre qu'est ma pensée pouvait vaciller, car il fallait danser une jambe au job et une jambe à l'école. Ce n'est alors que me vint la question : que ferais-tu à ta sortie d'ici ?
Je manierai les chiffres, je les questionnerai, m'en inspirerais pour informer l'avenir
J'ai toujours voulu savoir où j'en suis et comment ai-je évolué. Je me suis toujours intéressé aux chiffres qui pouvaient alors révéler l'évolution à travers le temps. Ce fut donc à cœur ouvert que je m'y engageai lorsque je découvris les métiers de la data.
Si en première année je n'ai connu aucun projet centré autour des données, j'ai acquis des bases qui me permirent de m'y engager sans coup férir. Shalom DOSSEH m'avait relaté ses expériences à Gozem. J'appréciai tout ce que j'ai entendu. Apprendre le Python pour travailler sur de gros volumes de données, prendre en main ses librairies et évoluer vers la data science n'a nullement été un chemin de croix.
Aujourd'hui, je suis heureux d'avoir acquis de nombreuses compétences, depuis ces moments de pleurs et sueurs en première année. Je me découvre à maitriser Python et nombre de ses librairies ; à manier aisément C++, JavaScript, Django, Haskell et même à m'amuser avec TensorFlow. Le parcours n'a pas été aisé, mais avec l'art et l'espoir, je puis considérer le chemin parcouru et en admirer l'évolution. Immense ! Prochaine étape ? Disruption !

